Printanière 2010 : Le plat pays ne l’est pas tant que ça !

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En établissant le calendrier de la saison 2010, nous nous étions dit que le début d’année paraissait bien long dans l’attente de la première activité. Fin mars semblait tout indiqué pour caser notre printanière, mais c’était compter sans le changement d’heure du dernier weekend de mars et la longue route pour la plupart des participants.

C’est ainsi que le réveil a sonné à une heure inhabituellement matinale pour la plupart d’entre nous, marquant le début de la saison 2010. Cela n’empêche que les habitués n’ont pas fait faux bond, un grand merci à ceux qui ont fait la route depuis l’autre bout de la Belgique ou même du Luxembourg pour être des nôtres.

p1160537_retOnt donc obtenu le réveil matin d’or avec les félicitations du jury Laurent et sa 100 S4 et Olivier et son A4 2.8 quattro. Le réveil d’argent est attribué à Jean-Pierre et Micheline sur leur Coupé GT inari, dont l’heure matinale et la longue route n’entament pas la bonne humeur. Puis viennent les Liégeois. D’abord Mike et Daniel, sur le Coupé GT rouge Titien que nous connaissons bien maintenant, accompagné d’un autre coupé GT, vert inari, ramené à la vie par leurs mains expertes. Ensuite Manu, autre spécialiste de la bonne humeur sur Coupé GT 2.6 quattro. Un peu moins éloignés, nous avons Jean-Louis sur ur-quattro et Benoît sur 80 GTE, elle aussi fraîchement remise sur la route. Réveil de bronze pour Frédéric, nouvel heureux propriétaire du coupé blanc de notre ami Johan Sempels, accompagné de ce dernier au volant de son Coupé quattro. Suivent les Bruxellois Arnaud et son encore petite famille sur Coupé quattro, et Christophe, notre sorcier du PC, qui à force de rouler en berlines allemandes finira bien par tomber sur la bonne. Réveil de carton avec pain au chocolat et croissants pour Thierry et Andrée sur une de leurs inusables type 44, la 100 avant pour l’occasion. Au concours du plus gros kilométrage, j’arrive bon dernier avec ma 100 CD 5E, qui n’a eu que 150 kilomètres à tirer jusqu’au point de départ de la journée. Et puisqu’il était hors de question de laisser dormir Christian, c’est Jean-Louis qui a été le tirer du lit pour le faire embarquer à bord de son ur-quattro. Ben oui, une sortie sans Berry, c’est tout de suite moins intéressant.

Mais n’ai-je pas oublié quelqu’un? Mais bien sûr, où est l’A4 Avant grise qui est de (presque) chacune de nos sorties?  Personne ne l’a vue? Non, par contre il y a là une 90 quattro Zermatt et surprise, c’est bien Patrick qui est à bord. Quel cachottier celui-là !

Enfin nous disqualifierons pour tricherie notre président, présent sur les lieux dès la veille pour rafler la quatrième place au général et deuxième de catégorie au Critérium des Frontières au volant de sa magnifique 80 GLS. Cela ne nous empêche pas de le féliciter et de participer à sa joie d’un aussi bon résultat.

p1160548Cette journée était un retour sur les routes des Flandres belge et française, l’occasion de rendre visite à Alex, Michel et leurs amis avec leur écurie d’ur-quattro et même Sport quattro, et de retrouver Sébastien d’Audi Club International, qui nous avait accueillis à Hazebrouck lors de l’estivale 2009. Bref, ça faisait du monde sur la magnifique grand place d’Ypres où nous nous étions donné rendez-vous. Le plateau était d’autant plus exceptionnel que nos amis du club DKW België avaient aux aussi fait la route : Jacques (DKW break verte), Martin (cabrio rouge), et Freddy (DKW 1000 bleue) nous avaient fait l’immense plaisir de sortir leurs splendides carrosseries tout en courbes, c’est un grand merci que nous leur adressons pour leur participation. Nico pour sa part n’avait pas sorti de DKW, mais sa dernière acquisition : une TT quattro dont il rêvait depuis longtemps.

Première étape : une malheureusement trop rapide visite à l’Old Timer Museum non loin de là. Beaucoup sont déjà passés devant, mais peu s’y sont arrêtés. Le hall renferme une collection depuis les plus anciennes jusqu’aux années 70, certains étant manifestement prêts à prendre la route, mais d’autres demandant tout aussi visiblement quelques travaux. La présentation est agréable, mais comme souvent on a un goût de trop peu en matière d’historique. On aurait par exemple voulu en savoir un peu plus que la cylindrée de 15.5 litres sur la monumentale Fawcett Flyer, qui donne l’impression d’une voiture normale redessinée à l’échelle 1.5:1.

Tout cela nous a mis en appétit, et il est temps de nous mettre en route vers le Mont Noir pour nous restaurer. A la vue du télésiège encore fermé, les avis sont partagés entre le soulagement  pour ceux qui contrairement à Jacques Dutronc ne rêvent pas de voir le bas d’en haut et la déception pour Arthur et Ernest qui se seraient bien envoyés en l’air sur cet engin diabolique. On peut donc passer directement à l’apéritif, un Picon typiquement français puisque nous sommes littéralement à deux pas de la frontière ; apéritif qui lance les conversations une fois que chacun a trouvé sa place, non sans mal.

p1160553Cette partie du plat pays n’a de plat que le nom, nous allons en avoir confirmation au cours de l’après-midi. La balade nous promènera sur 60 kilomètres d’un mont à l’autre de chaque côté de la frontière. Le Mont Cassel sera avalé d’une traite, et dans l’exercice de grimpette, les DKW montrent un souffle étonnant, confirmant la santé de l’écurie se trouvant sous le capot, qui n’a pourtant rien d’affolant sur le papier. Nico regrette d’avoir pris son TT quattro, car il faut « trekken » pour suivre. C’est un peu exagéré, mais pas tellement. La descente se fera plus calme, permettant d’admirer une vue dégagée sur la plaine. Les erreurs de parcours avec demi-tour groupé seront bien entendu au rendez-vous (ah, ces chapelles aux détours des champs !) malgré le road-book extrêmement facile à suivre, mais chacun finira par arriver à bon port, à savoir à l’abbaye St-Sixtus, haut lieu de la tradition brassicole trappiste. Nous ne sommes malheureusement pas les seuls à apprécier ce breuvage, et impossible de trouver place ne fut-ce que pour la moitié d’entre nous. La terrasse étant encore un peu fraîche en cette saison, la fatigue et la perspective d’une longue route de retour se faisant sentir chez beaucoup, c’est finalement devant l’abbaye que nous nous séparerons. Un goût de trop peu, mais les kilomètres sont là et c’est vraiment une chose à bien calibrer pour les sorties suivantes.  En attendant, 2010 est lancé, bientôt Essen, Ciney, l’estivale, et encore plein de bonnes choses.