Treffen typ 43 2008

Heubach, 7 et 8 juin 2008

imgp04191Ponctuelles comme les hirondelles, elles sont revenues à Heubach les type 43 d’Allemagne et d’ailleurs.  70 d’entre elles s’étaient donné rendez-vous pour ce troisième treffen.  Des deux jours des débuts, on commence déjà à déborder sur le vendredi soir, les premiers arrivants se retrouvant à la taverne Sudhaus non loin de la brasserie locale qui nous approvisionnera abondamment tout au long du week-end.  Parmi ces premiers arrivants, on comptait Thierry, fan du type 43 n’ayant pas encore fait son coming out, qui ne lésine jamais quand il s’agit d’allier tourisme, vieilles Audi et établissements accueillants.  Sa 100 cs quattro n’a pas dépareillé le plateau : on a beau rouler en type 43, on connaît la rareté de l’exemplaire de Thierry qui venait d’ailleurs de franchir la barre des 300 000 km le jour même.  Mais ce kilométrage record est encore peu de choses à-côté de l’autre 100 cs quattro présente, un ancien taxi (si,si !) affichant 450 000 km.

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C’est en fait samedi que les choses sérieuses commencent,  la journée étant particulièrement dédiée au type 43.  La Schloβplatz et le parking à l’arrière se remplissent au fur et à mesure des arrivées et il ne reste plus grand place quand j’arrive après un voyage où la pluie nous aura tenu compagnie presque jusqu’au bout.  Je retrouve Thierry et Andrée déjà dans l’ambiance puis Mathias, le participant hollandais venu cette année en force avec une délégation se partageant entre sa 100 vert manille et une plus moderne A6 TDI.  Les suisses se sont serrés eux aussi dans une 5S, et les autrichiens sont venus à pied, ou plutôt sans type 43 cette année.

Au fond de la place, je retrouve Gunther, toujours aussi sympathique même s’il a fort à faire en tant qu’organisateur d’un tel événement.  On passe en revue le programme de la journée, distribution de la carte pour la balade, du bracelet d’entrée pour la soirée et d’une étiquette pour inscrire son nom, ce qui facilite grandement les contacts : on sait enfin qui est qui, beaucoup ne se connaissant que par forum interposé.  A propos, je dois localiser 6 « forumeurs » que je ne connais bien évidemment pas, pour qui j’ai rempli ma 100 de pièces que j’aimerais décharger au plus vite.  Coup de chance, je trouve Jörg tout de suite, mais comme les autres que je verrai samedi après-midi, il n’est pas pressé de récupérer son dû même s’il a payé à l’avance : « Morgen, Morgen ! ».  Bon pour lui ce n’est pas trop grave, il m’a commandé juste un clignotant avant, ce n’est pas vraiment ça qui m’encombre !

Et comme l’année dernière, c’est l’overdose de couleurs, finitions, motorisations, millésimes.  On se balade entre les Avant, les berlines et l’un ou l’autre coach, on retrouve quelques vieilles connaissances de l’année dernière dont une des premières versions américaines, et on repère l’une ou l’autre nouveau venu, comme ce motorhome sur châssis de 200, en voilà un qui a résolu la question de l’hébergement !  Le Schnellaster de l’année dernière est présent lui aussi., et cette année il sera rejoint par quelques autres deux-temps, notamment DKW 3=6, F12 roadster et même deux Trabant.

Quand on se sent faiblir, on peut prévoir une escale au bas du parking où on a installé quelques tables et bancs pour s’asseoir et déguster quelques spécialités locales : wurst, bière et pizza.  Qui a dit pas local la pizza ?

La balade fait mentir la réputation d’ordre et d’organisation des Allemands.  Une joyeuse pagaille s’installe quand le premier d’un groupe pense faire fausse route et fait demi-tour là où Thierry et moi sommes arrêtés pour abreuver la 100 cs quattro.  Une vingtaine de type 43 passent, puis repassent devant les badauds ébahis.  Nous les suivons pour nous rendre compte après 500 mètres qu’ils n’ont pas pris la bonne route : il fallait continuer et pas faire demi-tour.  Qu’à cela ne tienne, tout le monde persévère dans l’erreur avec un bel ensemble pour récupérer l’itinéraire prévu après un détour de 10 kilomètres.  Le soleil venant de faire son apparition, on peut comprendre l’envie de prolonger le périple dans l’agréable campagne souabe.

Vient l’heure de la soirée, chacun se retrouve à la caserne des pompiers pour l’apéritif de bienvenue, suivi du buffet régional : des choses avec un drôle de nom et parfois un drôle d’aspect, mais dieu que c’est bon à défaut d’être diététique.  Il y a des Knödel, ça ressemble à une  boulette purée de pommes de terre compacte avec un assaisonnement difficile à déterminer, des Häxle, ça doit être un genre de jambonneau grillé à accompagner d’une sauce au choix, des mini-schnitzel panés, et une drôle de chose dont j’ai oublié le nom, ça ressemble vaguement à un croisement entre le hachis parmentier et les canneloni avec des lardons, mmmmh !

Et puis il y a les Gemüse, du gratin dauphinois made in Germany (Gratin, facile), des croquettes (Krokette, facile aussi), une table de crudités…  Au bout du buffet, une marmite nous rend Thierry et moi aussi perplexes que le Hollandais juste devant nous : elle contient un épais liquide dans lequel baignent de petites lanières de viande, sauce ou soupe ?  On nous dit « Suppe », mais où sont les cuillères ?  On verra bien, je m’en sers un large bol.  J’ai utilisé la mixture comme sauce après avoir mangé les morceaux en filtrant à la fourchette (ben oui, où sont les cuillères ??), c’est d’ailleurs très relevé et ça va bien avec l’Häxle, mais les Allemands s’en servent vraiment comme soupe, en y trempant des morceaux de pain pour terminer leur repas.  L’accompagnement musical est assuré par un accordéoniste.  On imagine bien que ça n’a rien à voir avec de la valse musette en voyant son ensemble short en cuir et bretelles ainsi que ses bottines de montagne, et la confirmation vient dès les premières mesures qui donnent envie de faire le tour des tables assis sur les chaises ou de se taper sur les cuisses.

Une fois les grosses faims apaisées, place aux discours de Gunther, de Herr Burgmeister, ensuite remise de prix au plus jeune, au plus âgé, à la délégation étrangère la plus nombreuse (pff, les Hollandais nous ont battus d’une unité), etc…  Suit la démonstration de danse d’une école locale, moins acrobatique mais plus variée que l’année dernière.

Et puis on remet ça au buffet, avec cette fois les desserts.  Tartes, cakes, gâteaux, même Gargantua déclarerait forfait ; « un peu de tout » est une requête dangereuse par ici, il faudra bien une bonne nuit pour faire passer tout ça.

Le lendemain, tout le monde se retrouve sur la Schloβplatz pour accueillir les véhicules anciens hors Audi conformément au programme du dimanche.  A l’heure de l’apéritif, nous nous laissons tenter par le stand de la brasserie, même si Thierry hésite en disant que c’était bien la peine d’avoir économisé 10 euro sur l’hôtel en bénéficiant du tarif spécial treffen si c’était pour aller les boire, mais comme l’animation musico-folklorique valait le détour, nous avons abandonné nos derniers scrupules.

Début d’après-midi, il est temps de se mettre en route, nous prenons congé de nos hôtes, les remerciant encore pour l’accueil et promettant de revenir l’année prochaine.  La dernière étape du week-end nous mènera à Rothenburg ob der Tauber, charmante ville médiévale à 70 kilomètres de là, où après avoir photographié une S5 flambant neuve, nous tombons sur un étrange véhicule : jantes de 35 pouces au moins dévoilant d’impressionnants étriers.  Non ce n’est pas notre ami Christian qui est en voyage incognito pour essayer sa nouvelle voiture, d’ailleurs il manque la sono, c’est juste un genre de calèche sans chevaux dont l’utilité pratique reste à démontrer.

Vous pouvez déjà noter le rendez-vous du 11 au 14 juin 2009.  Quatre jours maintenant ?  Oui, avec accueil le jeudi soir, visite de Neckarsulm et du musée Porsche de Stuttgart le vendredi, puis programme habituel samedi et dimanche.  Où Gunther s’arrêtera-t-il ?

Texte et photos  : Etienne « Le Titien »

album photos

P.S.  Comme l’année dernière, il y avait un quiz, et même s’il était moins diabolique et beaucoup moins long que l’année dernière, j’ai été bien incapable de répondre à la moindre question.  Le voilà :

1. Lequel de ces manufacturiers n’assurait pas la première monte du type 43 (situation de décembre 1976) ?

Fulda

Pirelli

Goodyear

BF-Goodrich

Conti

Michelin

Firestone

2. Quels couleur et équipement avait la type 43 faisant une courte apparition dans la série TV autrichienne « Kottan ermittelt », épisode 13 en 1983 ?

« L » Vert Manille

« GLS » Bleu clair

« GL 5E » Cuivre métal

« CL » Beige

« CD 5S » Inari métal

3. Qu’ont en commun les type 43 diesel et essence des modèles 77 et 78 et que n’ont aucune autre type 43 ?

4.  Qu’est-ce qui a été modifié à partir du numéro de châssis 43720385744 ?

Nouveaux silent-blocks de train avant

Support de réservoir de servodirection en plastique et plus en métal

Suppression du bouton rotatif d’ouverture du coffre

Suppression du monogramme Audi sur la pièce à la jonction du montant C et de l’aile arrière

Bobine d’allumage sur le moteur 2.0 l

© AUDI-HERITAGE 2008