Printanière 2011 : les chemins du Pays de Villers

Le printemps est la saison de l’espoir, celui de voir les journées s’allonger, les températures monter,  les couleurs jaune, rouge et surtout verte décorer le paysage lugubre au sortir de l’hiver, une fois la neige disparue. Le retour du printemps est aussi le moment où les possesseurs d’anciennes voitures relancent les mécaniques, qui ont hiverné, voire hiberné pendant de longs mois. C’est ce que le comité Audi Heritage nous a proposé de faire en ce dimanche 27 mars… Voici la Printanière… Moteurs !

Le réveil me sort de mon sommeil… Une heure plus tôt, oui, je ne vous l’avais pas dit, le printemps signifie aussi le passage à l’heure d’été (vous me suivez?), si douloureux pour les lève-tard. La météo annonce de la brume cédant la place à de belles éclaircies. C’est de bon augure.

Le rendez-vous a lieu à l’ancienne gare vicinale d’Hoeilaart, transformée en café-brasserie nommé Nero-café. Le vaste parking nous a permis de stationner nos voitures l’une près de l’autre, les DKW groupées d’un côté, les Coupés et les UR de l’autre, les berlines au milieu. La joie de se retrouver est évidente, surtout pour ceux, nombreux, qui n’ont pas participé à l’hivernale. Les appareils photos sont également de sortie, immortalisant les F13, Typ 85, 43 ou 44. Un petit-déjeuner nous attend comme premier réconfort en vue de la longue journée qui nous attend. Mais voilà qu’Arnaud se lève, en brandissant divers documents, distribués par son fils. Le briefing peut commencer.

Le parcours nous baladera dans les Brabant wallon et flamand, exclusivement sur des routes secondaires, nous ne ferons que croiser les grands axes. Chacun se voit déjà bercé par les suspensions en flânant sur les petites routes, tout en jetant un œil attentif aux instruments de son tableau de bord. Que nenni !!! Arnaud nous a en effet concocté une activité qui va mobiliser toute notre attention : un concours qui testera notre capacité d’observation du paysage qui défilera devant nous. Les instructions sont données : Une série de curiosités, tantôt architecturales, tantôt singulières (comme cet espèce de grand filet à papillons disposé le long d’une route pour recueillir les détritus des automobilistes… Lancés en pleine course) sont à repérer tout au long du parcours. Chacun s’organise, les équipages étant favorisés par rapport aux conducteurs seuls, qui devront à la fois gérer la navigation et l’observation.

Allez, c’est parti !!!

Le passage au Lac de Genval était un incontournable, qui outre l’agrément de son plan d’eau nous a permis de découvrir quelques belles villas Art-Déco. Le détour par le Château de La Hulpe, avec parcours à rebroussement permit aux derniers de croiser les premiers… Et vice-versa ; l’occasion de quelques saluts de la main, d’un appel de phares… Ou d’un clic d’appareil photo. Les panneaux défilent, Hannonsart, Ohain, Maransart, Genappe.

L’heure du repas arrive, la traversée du dernier village avant l’étape met les suspensions à l’épreuve, la route en bons vieux pavés belges est digne d’un Paris-Roubaix de la belle époque…

Tout à coup, la direction se raidi, la vitesse tombe, tout comme l’aiguille du compte-tours… D’un coup d’œil, j’avise une bifurcation et termine ma course dans le hameau de Loncée. Pas moyen de redémarrer, la batterie remplacée la veille tourne à vide. Je suis en queue de convoi, je ne peux donc compter que sur moi-même. La bête panne ou un problème majeur, c’est la question. Bon, je résume… Après avoir attendu et arrêté un cycliste afin qu’il m’aide à déterminer si la bougie démontée fait des étincelles et en déduire la panne électrique… Et avoir laissé un message sur le GSM d’Arnaud… Je passe ma main sur les différents fils d’allumage quand un fil de la bobine tombe, déconnecté à cause d’une cosse cassée… Eureka, j’ai trouvé !!!

Je rallie le restaurant à Houtain-Le-Val juste à temps pour l’apéritif. La bonne humeur habituelle est de rigueur, les discussions et éclats de rire en sont la preuve. Le personnel de salle a fort à faire pour servir toute cette troupe mais tout se passe bien, et c’est donc satisfaits que les participants remontent dans leur voiture. Avant de quitter le village, j’immortalise ma 100 CS devant les grilles du beau château d’Houtain.

Evidemment, prendre des photos, c’est risquer de se faire distancer, et en effet, j’ai suivi le convoi à distance par Sart-Dames-Avelines, Villers-la-Ville (nous y reviendrons), Chastre, où j’investi une cour de ferme pour prendre des photos. J’arrive au rendez-vous à Nil-Saint-Vincent pour la fameuse photo de groupe, au centre géographique de la Belgique… Mais sur place point d’Audi, point de DKW, mais une équipe de balle-pelote en pleine action.

Faute de place, le convoi a continué sa marche. Qu’à cela ne tienne, je prends le temps de me rendre à ce fameux centre géographique.

Je rejoins l’Abbaye de Villers-la-Ville alors que tous sont occupés à visiter ces superbes ruines sous une belle lumière de fin de journée. Arnaud fait l’impasse afin de corriger les bulletins du concours et déterminer le nom du vainqueur.

L’abbaye cistercienne fut  fondée au 12ème siècle par une communauté venue de Clairvaux. Au 18ème siècle, l’ensemble est remanié en style classique,  seconde période faste de l’abbaye. La communauté est démantelée en 1796 par l’administration révolutionnaire française.

Je connaissais ces ruines mais de nuit, ayant assisté aux beaux spectacles qui sont donnés chaque été, et ont eu pour nom Othello, Roméo et Juliette, le Bossu ou Hamlet. A l’affiche cette année, Le Nom de la Rose d’Umberto Eco.

La journée se termine autour d’un verre, en profitant du calme et la fraîcheur des lieux. La remise du prix au vainqueur du concours, Hugo, clôture cette printanière 2011.

Merci aux organisateurs pour cette belle journée et ses découvertes, sans oublier le plaisir de retrouver les membres des deux clubs. La promesse de se revoir lors des prochaines activités annoncées est faite, l’Atelier mécanique, Ciney, l’estivale, les occasions de manqueront pas.

Photos : Philippe, titibru, jean-claude, Will et ArnAud