Je viens de suivre un court de pilotage chez Philippe Ménage et je ne peux que le recommander à tous.
C’est littéralement fabuleux !
C’est surtout une leçon d’humilité car très vite on se rend compte que le pilotage n’est pas qu’instinctif et est surtout une application rigoureuse d’un apprentissage.
Donné par un prof du genre (3 fois champion de Belgique et une fois d’Europe), le personnage en impose, non pas par sa stature (car il est plutôt du genre discret et sans chichi), mais par son coup de volant, son savoir, sa façon de le faire comprendre et de le transmettre.
C’est un tout grand Monsieur et ce fut un honneur pour moi de vivre une journée en ses installations qui sont à la hauteur. Tout se fait en Audi A3 (ce qui me parait appréciable
La matinée représente « la remise des pendules à zéro ». Les éléments essentiels sont mis en évidence et la mise en pratique… que l’on croit aisée… nous attend au portillon. C’est là, la leçon d’humilité !
Terminé de faire « léger », « cool », « moi, je connais », « une main sur le volant », etc… non cette fois, c’est du sérieux et on mouille sa chemise. Pas le temps de rigoler tant on en prend plein la vue.
Bref, sur la matinée, on apprend à tenir son auto, dépasser les limites de la physique et reprendre l’auto en toutes circonstances. Hé oui, en une seule matinée c’est possible ! C’est déjà pas mal, n’est ce pas ?
Vient alors l’après midi et là, on passe aux choses sérieuses : le DRIFT (=dérapage contrôlé) mais pas sur 10, 15 mètres… non, sur tout un circuit et il est interdit que l’auto soit droite. Elle doit tout le temps glisser.
Les enfants, ça dure une heure. Qu’est-ce donc une heure et pourtant, 5 minutes avant la fin, j’ai faillit déposé l’éponge tant j’étais mort. C’est appel, contre-appel, braquage, contre-braquage et ça tourne dans tous les sens. La concentration est à son maximum car il n’y a pas une seule seconde d’inattention et de relâchement possible.
C’est éreintent mais qu’est-ce que c’est bon et qu’est-ce c’est utile. On n’imagine pas, avant cela, ce que l’on peut faire d’une auto qui fait plus d’une tonne. On n’imagine pas non plus qu’il soit des méthodes simples pour la récupérer une fois qu’elle dérive. Sincèrement, on devrait obliger ce cours à tous les jeunes conducteurs, lors du permis de conduire.
C’est vrai, ce n’est pas pour rien (280 euros) mais pour rouler autant (une petite journée) ; en baver comme dans un rallye ; être conscient de la valeur préventive que cela représente dans les trajets que l’on fait tous les jours et pour ce que l’on en retire en matière d’enseignement de pilotage, ça vaut la peine d’au moins le vivre une fois…
Si ça en dit certains, je reste disponible pour expliquer plus en détail. Il est possible aussi d’y aller avec sa propre voiture une fois le premier court reçu.
J’irai donc un jour avec ma quattro
Amitiés à tous.
Jacques





